Les Corbeaux (dessins)


Josef Nadj observe les corbeaux, suit leurs mouvements et saisit dans son dessin la magie des plus petits instants, ceux que nous connaissons tous, mais que nous laissons passer.
Il est vrai que l'on ne voit de corbeaux sur aucune feuille de papier. Ce que l'on perçoit très clairement par contre c'est leur plumage brillant et voltigeant, leur arrivée sur la branche qui vibre sous leur poids, leurs cris perçants pendant leur danse dans les airs et l'émotion sombre et jubilatoire qui habite le subconscient de l'observateur.
Des traits épais, plombés se compriment en un fagot noir brillant et filandreux, qui propulse en son milieu une bulle translucide. Des écheveaux volants tourbillonnent au gré de la tourmente. Leurs extrémités frangées se touchent tendrement ou bien s'évasent en un filet aux mailles serrées, au travers duquel on regarde le blanc du papier, comme au travers d'un trou noir. Ici il y a des touffes de traits concentrées que le vent balaie sur la feuille de papier, et des tissus qui s'étirent en frisottant légèrement, appâtant le regard pour mieux le laisser se perdre dans le lacis d'un cocon. Ces lignes relais, tourbillons, séparées ou intimement liées, oscillent avec une telle dynamique entre lourdeur et légèreté, que l'on se demande de quels mouvements de danse Josef Nadj a joué de son crayon.
d'après le texte de Stephanie Mölmer
Traduit de l'allemand par Gisèle Quémener-Langkabel
Lieux et dates d'exposition :
Cette série de dessins débutée durant l'été 2008 a été exposée pour la première fois à Leipzig du 4 au 9 novembre 2008, Galerie Irrgang, dans le cadre du festival Euro-scene.
Expositions
Installations
En novembre 1996, dans le prolongement des Commentaires d'Habacuc Josef Nadj inaugure sa première exposition « Installations », au Carré Saint-Vincent/Scène Nationale d'Orléans : il s'agit d'une série de sculptures réalisées autour de la notion du temps qui constitue avant tout, un espace de méditation, et ouvre un réflexion sur l'ensemble de son travail chorégraphique.
Lieux et dates d'expositions :
Scène Nationale d'Orléans (novembre/décembre 1996), Théâtre Vidy – Lausanne ETE (décembre 1997), Centre Culturel Jean gagnant à Limoges (janvier 1998), galerie « le Lys » Paris (février/mars 1998), Le Phénix/Scène Nationale de Valenciennes (février 1999), espace des Arts de Chalons-sur-Saône (mai 2000), Stadsschouwburg à Brugge (septembre/octobre 2002).
Miniatures
En janvier 2000, les « Miniatures » de Josef Nadj sont exposées, pour la première fois, à l'Hippodrome – Scène Nationale de Douai. Constituées de 52 dessins à l'encre de chine, proches de petites notes, d'esquisses, semblables à un « journal intime » elles sont inspirées, comme Les philosophes par l'œuvre de Bruno Schulz.
Lieux et dates d'expositions :
en 2000, L'Hippodrome/Scène Nationale de Douai, Libraire Les Temps Modernes à Orléans, Espace des Arts de Chalon-sur-Saône, en 2001 à Turin. En 2002 : Centre Culturel Jean Gagnant à Limoges, Galerie « KAS » à Budapest, Galerie « Le Lys » Paris, Festival d'Avignon, Stadsschouwburg à Brugge. En 2003 : Grande Halle de la Villette (salle Charlie Parker), Le Volcan/Scène Nationale du Havre. En 2004, Le Trident/Scène Nationale de Cherbourg, Festival Mimos à Périgueux, Institut Hongrois de Paris, Palazzo Magnagni Reggio Emilia, au Carré Saint-Vincent/Scène Nationale d'Orléans, au Théâtre National de Bretagne à Rennes. En 2005, à Bogota et Vali (Colombie), sous l'égide de l'ambassade de France de Bogota.
Photographies
En juin 2003, parallèlement à la période de résidence au Volcan/Scène Nationale du Havre pour la présentation de la « Nuit hongroise », une série de 30 premières photos de Josef Nadj a été exposée au café du« petit Volcan ». Ces photos ont également été exposées en 2003 àTurin, en juillet 2004 dans le cadre du festival « Le printemps qui danse » et en janvier 2005 au Théâtre de Nîmes.
Pour en savoir plus :
Pleine Marge (cahiers de littérature, d'arts plastiques & de critique) a consacré un chapitre de sa dernière édition (n° 37-mai 2003) au spectacle de Josef Nadj
Les Philosophes. Le texte de Myriam Bloede est illustré par les Miniatures de Josef Nadj.
Pleine Marge - Editions Peeters-France
52, Boulevard St-Michel - 75006 Paris