Canard Pékinois


Canard Pékinois
est une soirée autour d'une table où des acteurs rêvent de partir, et rêvent d'un dîner le plus exotique qui soit, autre manière de départ.
A l'époque où la Chine était la bête noire de l'URSS, que pouvait-elle bien représenter pour la Hongrie, pour la Yougoslavie ?

Canard Pékinois évoque cet ailleurs interdit par la politique. Mais ces acteurs manquent des moyens d'en inventer l'expérience réelle, la sensation ; leur histoire personnelle et l'histoire se substituent à leur désir.
Les rôles qu'ils jouent s'interposent, les emprisonnent et la tension monte, de plus en plus dramatique. Le dîner n'aura jamais lieu. Simplement, le rêve du Canard Pékinois, demeure le prétexte à se réunir encore et encore pour parler de partir ensemble.

Pour finir par une histoire : entre les deux guerres mondiales, un groupe d'amateurs de Kanijza monte Princesse Csardas ; toute une série de représentations a lieu et s'achève, comme il se doit. Chacun des acteurs retourne à sa vie " normale ". Quelques semaines plus tard, et à quelques jours d'intervalle, les suicides se succèdent.
Il ne reste pas un seul survivant de la distribution de Princesse Csardas.

Quand on raconte cette histoire à Kanijza, en la transmettant de génération en génération, c'est toujours avec le rire qui grince un peu dans la voix.

  • Chorégraphie : Josef Nadj
  • Scénographie : Goury
  • Bande son : Josef Nadj
  • Lumière : Pierre Jacot-Descombes
  • avec : Thierry Bae, Gérard Gourdot, Lazslo Hudi, Marie-Hélène Mortureux, Josef Nadj, Kathleen Reynolds, Gyork Szakonyi
  • Reprise en 1995 à Orléans avec la distribution suivante : Mathilde Lapostolle, Cynthia Phung-Ngoc, Peter Gemza, Josef Nadj, Denes Debrei, Franck Micheletti, Yvan Mathis



Avec le soutien de l'Institut Français de Budapest, du Théâtre Szkene et de l'Association pour une entraide intellectuelle européenne (Paris)

Création à Paris - Théâtre de la Bastille en mars 1987