Le vent dans le sac


en hommage à Samuel Beckett
Diptyque

1ère partie : Antichambre

" Cependant j'ai bon espoir, je le jure, de pouvoir un jour raconter une histoire, encore une, avec des hommes, des espèces d'hommes, comme du temps où je ne doutais de rien, presque. Mais d'abord il faut fermer la bouche et continuer de pleurer, les yeux bien ouverts, pour que le précieux liquide se perde librement, sans brûler les paupières, ou le cristallin, je ne sais plus, ce qui brûle. Tiens, serait-ce là le ton, et la teneur, tout bêtement des sanglots ? Ce serait trop beau. Du reste pas une larme, pas une, je risquerais plutôt de rire. Non plus. Grave, je serai grave, je n'écouterai plus, je fermerai la bouche et serai grave, c'est l'heure, elle est revenue. Et rouverte ce sera, qui sait pour dire une histoire, j'ai bon espoir, une petite histoire aux êtres vivants allant et venant sur une terre habitable bourrée de morts, une brève histoire, sous le va-et-vient du jour et de la nuit, s'ils vont jusque-là, les mots qui restent, j'ai bon espoir, je le jure."
Samuel Beckett

Spectacle de Josef Nadj

  • Musique : Stevan Kovacs Tickmayer
  • Scénographie : Goury
  • Lumières : Rémi Nicolas assisté de Xavier Lazarini
  • Costumes : Bjanka Ursulov assistée de Lori Chardonnet
  • avec : Istvan Bickei, Denes Debreï, Samuel Dutertre, Peter Gemza, Laurence Levasseur, Josef Nadj, Joseph Sarvari, Henrieta Varga
  • Durée : 1h25


Coproduction Centre Chorégraphique National d'Orléans, Théâtre Vidy-Lausanne ETE, Théâtre de la Ville-Paris, Les Gémeaux - Sceaux - Scène Nationale.

Avec le soutien du Carré Saint-Vincent-Scène Nationale d'Orlèans.

Création en 1997

Ce spectacle a remporté le premier Prix du public, de la critique, de la mise en scène, ainsi que le Prix du meilleur acteur attribué à Denes Debreï, au Festival International de Théâtre " Mess " à Sarajevo en 1998.