Les commentaires d'Habacuc



"L'histoire de l'univers - et dans celle-ci nos vies et le plus ténu détail de nos vies - est le texte que produit un dieu subalterne pour s'entendre avec un démon".

Jorge Luis Borges

Un conteur doit, en outre, situer ses personnages dans un espace déterminé. Ce fut, pour J.L Borges le labyrinthe, lequel acquit chez lui une valeur obsédante. Réel ou métaphorique, moral ou intellectuel, il procure le lieu privilégié de nombreux récits. Dans la mythologie "redoutable", le labyrinthe est un piège où un monstre guette, aux détours d'un couloir, le héros égaré.

D'autre part, on peut présumer que le labyrinthe fut l'image du monde ; aussi la trace de l'existence humaine peut-elle être à son tour figurée par un labyrinthe de causes et d'effets. Ma tâche aujourd'hui est de construire, avec l'aide des thèmes de J.L Borges (la nature du temps, l'infini, les réflexions sur l'origine des identités humaines) un labyrinthe poétique : objet d'un "ars combinaria", qui devient, au sens théâtral, une représentation.
Josef Nadj

  • Chorégraphie : Josef Nadj
  • Musique : Stevan Kovacs Tickmayer
  • Scénographie : Goury assisté de Jacqueline Bosson
  • Lumières : Rémi Nicolas assisté de Raymond Blot
  • Costumes : Suzanne Rippe
  • Ateliers de Construction : Granier Décor, Equipe technique du Carré Saint-Vincent/Scène Nationale d'Orléans
  • Danseurs : Istvan Bickei, Denes Debreï, Peter Gemza, MathildeLapostolle, Nasser Martin-Gousset, Ivan Mathis, Franck Micheletti, Josef Nadj, Cynthia Phung-Ngoc, Gyork Szakonyi.
  • Durée : 1h15 sans entracte

    Coproduction : Centre Chorégraphique National d'Orléans, Theater des Stadt-Remscheid, Hebbel Theater - Berlin

    Avec le soutien du Carré Saint-Vincent - Scène Nationale d'Orléans et du Théâtre de la Ville - Paris

    Création au Festival d'Avignon - 1996