Petit psaume du matin
Pièce intimiste, empreinte de douceur et de connivence, Petit psaume du matin porte la trace des circonstances qui ont entouré sa création. Projetée d’abord comme un solo, cette pièce est, en effet, le fruit d’une commande passée à Josef Nadj par Dominique Mercy, danseur d’exception et compagnon de route de Pina Bausch. Mais, au cours des répétitions, Nadj a très tôt éprouvé le désir de sortir du strict rôle de chorégraphe qui lui était imparti pour danser aux côtés de son « commanditaire »… Et c’est ainsi que le solo initial est devenu duo.
Né de la confrontation entre les deux hommes, nourri par le dialogue qui s’est instauré entre eux, Petit psaume du matin traite précisément de la figure du double et de l’expérience du partage. Y sont évoqués les ressemblances, les possibles points d’identification entre Dominique Mercy et Josef Nadj – leurs expériences de danseur, leurs goûts communs pour le voyage ou le théâtre oriental, par exemple. Mais, plus encore, ce qui fonde leur relation : leur complémentarité – manifeste dans la physicalité de chacun et dans leur manière respective de danser, fluide et aérienne pour l’un, plus terrienne, enracinée pour l’autre – et leur intelligence réciproque, cette capacité à s’entendre et à échanger au-delà de ce qui les différencie – compréhension mise en jeu dans un étonnant dialogue en vingt-quatre langues.
Hymne à l’amitié et récit d’une rencontre, d’une amitié naissante, ce duo aborde enfin la question de la maîtrise acquise par la pratique, mais aussi, du même coup, le vieillissement du corps du danseur. En ce sens, Petit psaume du matin est une pièce de la maturité.
Myriam Bloedé
- Chorégraphie : Josef Nadj
- Musiques traditionnelles : Cambodge, Macédoine, Roumanie, Egypte, Hongrie, Michel Montanaro : extrait de « Maria », Igor Stravinsky « Tango » - Editions Alphonse Leduc et Compagnie
- Création lumières: Rémi Nicolas assisté de Xavier Lazarini
- Costumes : Bjanka Ursulov
- Durée : 1h
« Mon esprit pense à mon esprit.
Mon histoire m’est étrangère.
Mon nom m’étonne et mon corps est idée.
Ce que je fus est avec tous les autres.
Et je ne suis même pas ce que je vais être. »
Paul Valéry
Coproduction : Centre Chorégraphique National d'Orléans – Biennale de Venise – Théâtre de la Ville – Paris.
Une partie de ce spectacle a été créée au Festival d'Avignon 1999 dans le cadre du Vif du Sujet organisé par la SACD(1).
Création à la Biennale de Venise, le 28 septembre 2001
Ce spectacle a reçu le grand prix de la critique 2001-2002 – palmarès danse par le Syndicat professionnel de la critique de théâtre, de musique et de danse.
(1) S.A.C.D. : Société des Auteurs et des Compositeurs Dramatiques
Et aussi :
- Années croisées France-Russie
- Etc. etc.
- Sho-bo-gen-zo
- Entracte
- Asobu (jeu)
- Paso Doble
- Paysage après l'orage
- Poussière de soleils
- Journal d'un inconnu
- Les Philosophes
- Le temps du repli
- Les veilleurs
- Petit psaume du matin
- Le vent dans le sac
- Les commentaires d'Habacuc
- Le cri du Caméléon
- L'Anatomie du fauve
- Woyzeck
- Les Echelles d'Orphée
- Comedia tempio
- La mort de l'empereur
- 7 Peaux de Rhinocéros
- Canard Pékinois