Sho-bo-gen-zo

Spectacle de Josef Nadj

… il doit donc exister le temps en moi.
Puisque le moi est déjà là, le temps ne doit pas s’en aller…
Maître Dôgen

Sho-bo-gen-zo  © Edvard Molnar« Quatuor » pour deux danseurs chorégraphes et deux musiciens improvisateurs, Sho-bo-gen-zo s’ouvre sur l’apparition d’un samouraï en armure et d’un onnagata curieusement interprété par une femme1 – autrement dit sur l’image presque excessive d’un Japon d’autrefois… qui n’a, en fait, que peu à voir avec une quelconque réalité japonaise. C’est d’un Japon rêvé qu’il s’agit ici, un ailleurs, un lointain dont l’extrême étrangeté va être précisément le moyen de revenir à notre présent, ici et maintenant.
En soi, le titre de la pièce – qui signifie en japonais : « La Vraie Loi, Trésor de l’œil » – nous oriente déjà vers cet « ailleurs », puisqu’il reprend celui de l’œuvre majeure de maître Dôgen qui, au xiiie siècle, fonda au Japon l’école sôtô du zen.
Frappé par l’actualité et la profondeur de son enseignement, Josef Nadj s’est penché sur la vie et les écrits de Dôgen, en particulier sur la conception tout à fait singulière qu’avait celui-ci du Temps et de la présence. Cette pensée du temps, à laquelle sont consacrés plusieurs textes du Shôbôgenzô, traverse l’ensemble du recueil et s’exprime, notamment, dans des métaphores d’une grande force poétique.
Avec Cécile Loyer, Joëlle Léandre et Akosh Szelevényi, Nadj s’en est inspiré pour créer « son » Sho-bo-gen-zo, une pièce méditative, structurée en tableaux qui sont autant de variations sur la question du Temps.
Myriam Blœdé



credit photo : Edvard Molnar


  • Chorégraphie et scénographie : Josef Nadj
  • Composition musicale : Joëlle Léandre et Akosh Szelevényi
  • Conception des lumières : Rémi Nicolas
  • Technicien lumières à Kanjiza : Laszlo Dobo
  • Conception des masques : Jacqueline Bosson
  • Réalisation des décors : Julien Fleureau
  • Réalisation des costumes : Alexksandra Pesic et Françoise Yapo
  • Danseurs : Josef Nadj et Cécile Loyer
  • Contrebassiste : Joelle Léandre
  • Saxophoniste et poly-instrumentiste : Akosh Szelevényi
  • Durée : 55 minutes

Première représentation, le 11 septembre 2008 à Kanjiza (Serbie)

Production Regional Creative Atelier Jozef Nadj, Kanjiza

Coproduction Jusgokoncert-Beograd, Pecs 2010 ECC, Centre chorégraphique national d'Orléans (France), Théâtre de la Bastille - Paris (France), avec le soutien du Conseil Régional d'Ile-de-France dans le cadre de la convention de la permanence artistique.

Production déléguée Centre chorégraphique national d'Orléans


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