Les Corbeaux
Performance de Josef Nadj et Akosh Szelevényi
Dans "Les Corbeaux", Josef Nadj et Akosh Szelevényi, saxophoniste et poly-instrumentiste, poursuivent leur conversation en se tournant à nouveau vers la nature de leur région natale : comme l’indique son titre, c’est l’observation patiente, minutieuse des corbeaux et, en particulier, de l’instant fugace où ils se posent, où s’opère la transition entre le vol et la marche, qui a nourri cette performance. Cependant, dans le dialogue danse / musique, un troisième partenaire est invité à s’exprimer, à ”réagir librement”, à faire parler sa voix silencieuse : une peinture noire, brillante, fluide, qui, dans le fil du geste musical et chorégraphique, déposera la trace, témoin ou empreinte, du passage des oiseaux. Ainsi, par le mouvement dansé auquel il se livre au cours de cette improvisation – un mouvement qui engage progressivement sa main, son visage, son bras, puis son corps tout entier –, l’état que Nadj cherche à atteindre est une préparation au geste pictural. Où son “devenir-oiseau” se confond avec un “devenir-pinceau”.
Myriam Blœdé
- Chorégraphie et scénographie : Josef Nadj
- Composition musicale : Akosh Szelevényi
- Régisseur son : Jean-Philippe Dupont
Une première étape des Corbeaux a été présentée au Théâtre des Bouffesdu Nord à Paris le 11 juin 2008 à la suite d'une commande du festivalJazz Nomades - La Voix est Libre.
Production : Centre Chorégraphique National d’Orléans
Avec le soutien du Théâtre d'Orléans
Création 2009 - 2010
Etc. etc.
Performance de Josef Nadj, Roger Turner, Sophie Agnel, Phil Minton, Peter Gemza
"Etc. etc.", la rencontre entre la pianiste Sophie Agnel, le vocaliste Phil Minton, le batteur Roger Turner et les deux danseurs Peter Gemza et Josef Nadj, est placée sous le signe d’Antonin Artaud, de sa volonté de faire du corps de l’acteur un idéogramme ou un hiéroglyphe animé, et de la scène le lieu de jaillissement d’une parole inouïe. Il s’agit de “creuser” pour faire surgir l’essence ou le “noyau” du signe – sur quoi se fonde l’image et qui la constitue. Mais davantage que le phénomène visible, c’est la qualité de présence des participants, l’intensité de leurs actes, l’énergie dont ils se chargent et qu’ils mettent en jeu dans l’espace-temps de l’improvisation qui importent. Car, pour Nadj, “l’image, aussi puissante soit-elle, n’est pas suffisante”. Elle n’est qu’un état passager, une étape provisoire dans cette quête infinie.
Myriam Blœdé
- Danse : Josef Nadj, Peter Gemza
- Piano préparé : Sophie Agnel
- Voix : Phil Minton
- Batterie, percussion : Roger Turner
- Régisseur son : Jean-Philippe Dupont
- Durée du spectacle : 45 minutes environ
Production : Centre Chorégraphique National d’Orléans
Création 2009
