Last landscape - nouvelle version

Josef Nadj définit “Last landscape” comme un “autoportrait face au paysage”. À la manière de ces représentations qui mettent en scène le peintre dans son atelier ou l’écrivain devant sa page blanche, il s’agit d’un autoportrait de l’artiste au travail, dans lequel “l’œuvre en cours” est envisagée comme un retour aux sources de son art - un retour, qui passe par la confrontation directe, immédiate, à cette source même.
Le paysage en question n’est ni une abstraction ni une généralité. Il s’agit d’un espace désertique et cependant chargé d’histoires, situé à quelques kilomètres de Kanjisa, la ville natale du chorégraphe. Dépouillé à l’extrême, il est soumis à d’intenses variations climatiques qui, de manière cyclique, en altèrent radicalement la matérialité et l’apparence, sinon la forme. C’est aussi un lieu légendaire, doté d’une puissante dimension mythique. Par ses qualités concrètes et imaginaires, il représente pour Nadj la “synthèse, idéale pour toute création, entre la matière et l’idée”. Ce fragment de nature lié à l’enfance, il l’a désigné comme “scène primitive”, en a faitle territoire propice à la recherche de l’origine du mouvement et, plus précisément, de son mouvement.(…).
Texte de Myriam Bloede (extrait)

Josef Nadj a souhaité revisiter “Last landscape” avec deux nouveaux musiciens, il nous propose de l’accompagner dans l’une de ses répétitions.

Pièce de Josef Nadj pour un danseur et deux musiciens

  • Chorégraphie : Josef Nadj
  • Musique : Akosh Szelevényi et Gildas Etevenard
  • Conception des lumières : Rémi Nicolas
  • Objets scéniques : Michel Tardif
  • Conception et réalisation des masques : Jacqueline Bosson
  • Conception vidéo : Thierry Thibaudeau
  • Avec : Josef Nadj, Akosh Szelevényi et Gildas Etevenard
  • Durée : 1 heure