Présentation de l’atelier de réalisation
dirigé par Pierre-Johann Suc et Magali pobel (cie Androphyne)
L’atelier de réalisation permet aux danseurs amateurs confirmés d'aborder le travail de création, avec un(e) chorégraphe différent à chaque session
Pierre-Johann Suc et Magali Pobel se rencontrent alors qu’ils sont étudiants au Centre National de la danse contemporaine d’Angers, de 1996 à 1998. Ils sont interprètes dans le cadre de leur formation au CNDC, pour Angels Margarit, Carlotta Ikéda et Dominique Dupuy. Suite à la création du solo "Quelques gouttes de pluie bavardent en riant avant de sauter dans le vide", présenté au CNDC d’Angers, au Festival Le printemps de la Danse (Villebois Lavalette), au Théâtre Saragosse scène Conventionnée de Pau… Ils choisissent de fonder la compagnie Androphyne en Région Aquitaine, dans le département des Landes et en 2001, leur répertoire compte déjà quatre pièces. Avec "Vivarium" les deux danseurs-chorégraphes se soumettent en tant que “spécimens de la danse contemporaine” au regard scrutateur des spectateurs, invités à les examiner et les étudier par des trous ménagés dans les parois d’un caisson. En 2003, ils invitent Jacques Patarozzi pour l’interprétation / vidéo d’un passeur de l’haut delà dans la pièce "Il faisait trop beau". En 2005, ils font appel à la danseuse et comédienne Carole Bonneau, interprète entre autres du collectif belge C de la B, pour la pièce "Pas à pas jusqu’aux derniers". En 2006, ils sont accueillis en résidence de création au CCN d’Orléans dans le cadre de l’accueil-studio pour la pièce "Le spectacle dont vous êtes le héros", présentée lors de “Traverses” en décembre 2006.
L’atelier :
Comment le corps actuel d'un danseur peut-il se mouvoir ? Comment bouger d'une manière unique et personnelle, tout en tentant de repousser les limites du connu et de l'acquis ? D'ailleurs est-ce réellement possible ? Pourrait-on alors le considérer comme une sorte d'intuition? Le tout étant de ne pas se contenter de percevoir la danse comme un simple état de fait. De ces interrogations découlera la question de notre rapport au corps dansant et à sa représentation : jusqu'où voulons-nous l'amener ?
Serait-il sacré ou profane ? Esthétique ou disgracieux ? Matériel ou métaphysique ? Performant ou déficient ?...
Et jusqu'à quelles limites... ?
Nous tenterons de chercher ensemble,
d'explorer des pistes étrangères, l'intérêt résidant dans le chemin parcouru, les temps de recherche et d'investigation, sachant d'avance qu'il serait utopique de penser réellement "trouver" quelque chose !
Magali Pobel et Pierre-Johann Suc